lundi 29 février 2016

C'est lundi, que lisez-vous ?



Je rappelle vite fait le principe de ce rendez-vous initié par Mallou et repris par GalleaneLe but est simple, se retrouver chaque semaine pour parler de nos lectures passées, en cours et à venir.

Comme chaque lundi, on répond à ces trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?









J'ai commencé par C'est toujours mieux là-bas, de Sigrid Baffert. Un roman autobiographique, très court, assez sympathique, qui m'a donné envie de découvrir ce que l'auteur pouvait écrire dans d'autres genres.

J'ai ensuite enchaîné avec Le livre noir des secrets, de F.E Higgins, que j'ai apprécié également, même si je l'ai trouvé un peu enfantin. En même temps, c'est de la littérature jeunesse, et cela fait quand même quelques années que je suis sortie de l'enfance.

Bilan : une semaine sympa, mais sans plus. 



Depuis le temps que je voulais lire, la voleuse de livre, de Marcus Zuzak. Je l'ai commencé hier, et j'ai toute de suite était prise dedans. 



Résumé :
Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenu.

Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? Au moins que ce ne soit son secret...

Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres.






Je pensais que la voleuse de livres me tiendrait la semaine, vu le volume du bouquin, mais il semble que je vais le terminer beaucoup plus vite que ça. Je pense que je vais enchaîner avec la passe-miroir que j'attendais aussi depuis longtemps. Une belle semaine en perspective. 




Sur mes étagères :


Ecriture :

samedi 27 février 2016

Un mois, une maison, un achat #1 : Editions Voy'[el]


"Un mois, une maison, un achat. Les petites maisons d'édition nous offrent des pépites, lisons-les !"

J'ai découvert ce rendez-vous sur le blog De fil en Histoire et j'ai trouvé cette initiative vraiment bien. Le principe est le suivant, délaisser un peu les grandes maisons d'éditions, et donner leur chance aux petites maisons et aux nouveaux auteurs. Venant moi-même de signer dans une petite maison, je ne pouvais qu'adhérer au mouvement.



Editions Voy'elCe mois-ci met à l'honneur les Editions Voy'[el]. Voy’[el] est une jeune maison d'édition, spécialisée dans la littérature de l'imaginaire ( Fantasy, SF, fantastique, Uchronie ). Elle publie des romans et des recueils en format papier et numérique. 


Vous pouvez allez faire un tour sur l'événement de FB et sur leur site.  

Et pour l'occasion, les Editions Voy'el nous réservent une petite surprise.


Bonjour, nous attendions le lancement de cette opération pour vous proposer une offre promotionnelle. Il s'agit de l'opération enveloppe magique.Commandez un livre dans notre boutique du 1er au 29 février et recevez en mars une enveloppe contenant un coupon de réduction à faire valoir sur nos prochaines préventes. Une de ces enveloppes contiendra un coupon d'une valeur de 20 euros ! Nous espérons vous voir nombreux sur notre site et que vous y trouverez de quoi satisfaire votre soif d'évasion.



Pour l'occasion, j'ai commandé LES NÉCROPHILES ANONYMES - 1 : QUADRUPLE ASSASSINAT DANS LA RUE DE LA MORGUE, de Cecile Duquenne

jeudi 25 février 2016

Planifier son roman # 3 : Le décor



Ça y est, vos personnages sont créés, prêts à prendre vie sous votre plume. Patience, avant cela nous allons imaginer le décor dans lequel ils évolueront. 

Si ce n'est pas le cas, n'hésitez pas à aller jeter un coup d’œil à  "Planifier son roman #2 Création de personnages"

Tout d'abord, qu'est-ce que le décor ? Le plus simple est sans doute de dire que c'est l'endroit où se déroule votre roman, et, au-delà, chacun des endroits où se passent les différentes scènes de l'histoire. Il remplit plusieurs fonctions. Celle qui nous vient en premier à l'esprit est bien sûr l'atmosphère. Quand vous lisez un roman qui se passe dans de grandes étendues glacées, vous avez envie d'entendre la neige crisser sous les pas du héros, de ressentir l'immense solitude de ce désert blanc... Si l'auteur ne vous donne pas ça, vous aurez plus de mal à vous intéresser à ce que ressent le héros. Parce que, soyons honnête, un roman qui raconte les aventures d'un pauvre type perdu tout seul en plein blizzard cela peut vite s'avérer relativement barbant.



Mais le décor ne sert pas qu’à cela.  Il peut aussi être ce qu'Elisabeth George nomme dans son livre, un révélateur de caractère. L'endroit dans lequel nous vivons en révèle bien plus sur nous que nous le voudrions. Décrire l'environnement de votre personnage vous permettra de passer des messages au lecteur de manière bien plus subtile qu'un long discours sur pourquoi, décidément, faire le ménage est contraire à tous ces principes. La réaction des personnages face à un environnement différent du leur est aussi très révélatrice de leur personnalité. Par exemple, en jetant un œil, joyeux mélange de notes en tous genres, de papier de brouillon, de bouquins et de stylos divers et variés, on s'aperçoit vite du désordre qui peut parfois régner dans ma tête. À l'inverse, un endroit parfaitement rangé, aseptisé, où chaque chose a sa place, aura tendance à me mettre mal à l'aise.

Ceci n'est pas mon bureau !

Dernière chose, le décor peut aussi servir à amplifier la scène qui s'y déroule, notamment s'il entre en complète opposition avec elle. Un meurtre dans un lieu saint, ou dans un jardin d'enfants, nous paraîtra d'autant plus horrible qu'il vient souiller la pureté/ l'innocence des lieux.

C'est bien joli tout ça, mais cela ne nous aide pas beaucoup dans la conception du décor, alors passons à la suite. Au moment de choisir vos décors, deux possibilités s'offrent à vous.  Soit vous choisissez un lieu ou une atmosphère que vous connaissez bien. Dans ce cas-là, votre travail s'en trouvera grandement facilité. Ou alors comme moi, vous avez envie d'être dépaysé, de découvrir de nouveaux horizons grâce à l'écriture, et vous choisissez de placer l'intrigue de votre roman à des milliers de kilomètres de chez vous. Et c'est là que commencent les emmerdes les ennuis. 

Rem : au cas où j'aurais oublié de vous prévenir, les décors et les descriptions en général sont ma bête noire. Ce qui m'intéresse dans un roman, c'est l'histoire. Je ne visualise pas du tout les décors, que ce soit quand je lis ( j'ai d'ailleurs une fâcheuse tendance à enclencher le mode lecture rapide dans les passages de description) ou quand j'écris. Dans cet article, je vous transmets les conseils que j'ai trouvés ailleurs et que vais essayer d'appliquer, mais je suis loin de me considérer comme une pro en la matière. Tant que j'y pense, si certains d'entre vous ont des conseils à me donner, n'hésitez surtout pas à les laisser en commentaire ou de donner un lien si vous avez écrit un article sur le sujet. Fin de la digression, je reviens à ce que j'étais en train de dire ( enfin d'écrire, mais vous me comprenez)

Dans son livre, Elisabeth George nous conseille d'aller faire un tour sur les lieux. Bon ... Je ne sais pas pour vous, mais moi, l'intrigue du roman sur lequel je travaille, le pays des enfants parfaits, se passe à New York, comme une bonne partie de celle du premier tome de l'apprentissage du sang d'ailleurs ( note à part : j'ai eu l'idée du pays des enfants parfaits en faisant des recherches pour l'apprentissage du sang ). J'aurais un peu de mal à faire passer le voyage dans mon budget d'étudiante. Pire, le deuxième tome de l'apprentissage du sang se passe en pleine jungle colombienne. Un petit séjour en tant qu'otage chez les FARC ajouterait sans doute beaucoup de réalisme à mon roman, mais franchement, je préfère éviter. J'ai donc tendance à utiliser la fameuse technique "Google est ton ami". Je fais des recherches sur google map ( très pratique la street view) , je lis des articles, je regarde des photos, je regarde des reportages... Bref, je m’imprègne de l’ambiance sans bouger de chez-moi.  de l'a  Pour le passage en Colombie, j'ai acheté le livre d'un ex-otage pour m'inspirer des lieux  et, accessoirement, ne pas raconter trop de bêtises. Car quand je ne sais pas, et bien j'invente ! Après tout, j'écris des œuvres de fiction. Si quelques erreurs se glissent, et bien tant pis, ce n'est pas ça qui va m'empêcher d'écrire. Bien sûr, je parle uniquement pour moi qui n'aie pas la prétention d'apporter une vérité historique ou scientifique dans mes romans. Si c'est votre cas, et bien, vous n'avez plus qu'à vous replonger dans vos recherches, mais ça, vous le saviez déjà en vous engageant sur ce terrain-là. Cet article ne concerne pas forcément les auteurs de Fantasy qui ont déjà du commencer à réfléchir au problème pendant la création du monde ( il faudrait d'ailleurs que je fasse aussi une série d'articles là-dessus), encore que, certains lieux sont sans doute encore à créer.

Il s'agit maintenant, comme pour les personnages, de créer des fiches/cartes/dessins des principaux lieux où se déroulera votre roman. N'hésitez pas, même si vous n'écrivez pas dans un monde imaginaire, d'inventer des lieux qui n'existent pas dans la réalité pour qu'ils deviennent réellement les vôtres : Prendre un morceau, d'un endroit, le mixer avec un morceau d'un autre, ajouter un petit détail aperçu dans un troisième... pour créer un lieu unique où vos personnages, et surtout vos lecteurs) se sentiront chez-eux. 


Voilà, c'est fini pour cette semaine. J'ai bien conscience que cet article manque un peu de fond, mais j'espère qu'il vous sera quand même utile.   

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Planifier son roman #4 : le synopsis

mardi 23 février 2016

Dylan Dubois

Dylan Dubois - Martine Pouchain - 5/5 Coup de cœur février

Editeur : Sarbacane (2015)


Roman Jeunesse (a partir de 12 ans)

* commander sur Amazon : Dylan Dubois *

Résumé :

Après un an en foyer, Dylan, un garçon de 16 ans tendre et solitaire, rentre chez lui… où une surprise l’attend : son père a trouvé une remplaçante à sa mère, partie trois ans plus tôt.
A priori, Dylan n’a rien contre Cynthia, sa séduisante belle-mère. Sauf quand elle met son chien Rusty dehors « parce qu’elle ne supporte pas son odeur ». Et puis, Dylan ne comprend pas pour- quoi c’est elle qui fait la pluie et le beau temps dans la maison alors qu’elle passe ses soirées à se faire draguer dans les bars. Il ne comprend pas non plus pourquoi son père mute caniche dès qu’elle le siffle… Mais le pire, c’est quand il finit par comprendre. Cynthia n’est pas seulement une belle-mère désagréable et égoïste : c’est une veuve noire, une machine à diviser, à manipuler et démolir les autres. Là, il n’a plus qu’une issue : se tirer avec Rusty, direction la forêt, le seul endroit où il se sent en sécurité, pour aller voir si ailleurs a plus de sens qu’ici.


 
" Il faut être perdu, il faut avoir perdu le monde pour se trouver soi-même"  Henry David Thoreau

Dylan Dubois est un roman à la première personne dans lequel on suit les aventures de Dylan, personnage éponyme du roman. Dylan est un personnage à la fois un peu étrange et particulièrement attachant si bien qu'il est très agréable d'être dans sa tête. Il est très mûr pour son âge.  Sa situation est pourtant loin d'être facile. Placé en foyer après que sa mère l'ait abandonné et que son père se soit mis à noyer son chagrin dans l'alcool, à son retour, il se retrouve en quelque sorte étranger dans sa propre maison. En effet, son père à ramener une femme à la maison, et celle-ci entend bien faire la loi. C'est pourtant avec plein de bonne volonté, et prêt à toutes les concessions que Dylan s'accommode de la situation. Même si cela lui crève le cœur de devoir laisser son chien dehors, car sa belle-mère refuse qu'il mette une patte à l'intérieur, même s'il doit s'occuper de Pedro, l'insupportable petit garçon de madame, même si cela l'énerve de voir son père trimer comme un esclave pour satisfaire l'élue de son cœur, il ne dit rien. Sa grande maturité et ses centres d'intérêt pour le moins originaux pour un garçon de son âge, en font un garçon solitaire, à l'écart de la société. Sa vieille voisine, lui a transmis l'amour de la lecture, et de l'écriture, et son plus grand rêve est d'aller vivre en autarcie dans les bois avec son chien. Pourtant, ce sont bien les gens qui vont faire évoluer Dylan.

Les personnages sont la grande force de ce roman. Parfois atypiques, ils sont pourtant toujours criants de vérité. Que se soit la belle-mère manipulatrice, version moderne de la marâtre de conte de fées et le père qui "mute caniche quand elle le siffle" qui m'ont rappelés des situations vécues personnellement, le petit Pedro, gamin insupportable qui en réalité ne recherche qu'un peu d'attention et d'amour, Tobie, une jeune fille sourde qui débranche ses appareils quand la conversation ne l'intéresse plus et pour laquelle Dylan a bien du mal à définir les sentiments qu'il ressent, ou encore Gus le scientifique qui vit en ermite dans la forêt... Tous ont leurs histoires et apportent à Dylan une belle leçon de vie. Sous son allure de grand solitaire un peu asocial, Dylan est en réalité un être plein d'amour qui s'attache très facilement aux gens. Au fil de son périple, il va apprendre que la vie ce n'est pas uniquement les livres et les arbres, mais aussi les rencontres, l'amitié et l'amour. 
Le style est un savant mélange de langage familier et de poésie. L'auteur ponctue son texte de citation de grands auteurs, romanciers ou poète, de métaphores poétiques et de jurons.  Le rendu est assez original, bien que très naturel. Cela correspond très bien à la voix intérieure de Dylan et contribue à lui donner une réalité. 

En bref, j'ai eu un vrai coup de cœur pour ce roman et cela dès le résumé. 

lundi 22 février 2016

C'est lundi que lisez-vous ?



Je rappelle vite fait le principe de ce rendez-vous initié par Mallou et repris par GalleaneLe but est simple, se retrouver chaque semaine pou parler de nos lectures passées, en cours et à venir.

Il s'agit de répondre à ces trois questions :

1. Qu'ai-je lu dernièrement ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu'ai-je lu dernièrement ?
Cette semaine, j'ai terminé la légion de la terreur de Raymond E.Feist ( article ici), et les terribles aventures du futur capitaine Crochet de James V.Hart, deux lectures sympa que j'ai apprécié.




La Guerre des démons, Tome 1 : La légion de la terreur par FeistLa guerre des démons, tome 1, La légion de la terreur, Raymond E.Feist

Résumé : 

À l’autre bout de l’univers, un peuple est harcelé par une horde de démons terrifiants. Le monde des Taredhels était autrefois un vaste empire. Désormais, il n’est plus que ruine et cauchemar. Seul un espoir subsiste : une planète ancrée dans l’histoire de leurs lointaines origines… Convaincus que Midkemia est cette planète, les Taredhels souhaitent la reconquérir. Pug et les membres du Conclave s’apprêtent à affronter l’invasion de ces elfes impitoyables. Mais très vite ils s’aperçoivent que la menace ne vient pas des Taredhels mais de la légion démoniaque qui les poursuit…






Les terribles aventures du futur Capitaine Crochet par HartLes terribles aventures du futur capitaine crochet, James V.Hart

Résumé :

Avant de devenir le terrible Capitaine Crochet, James était un adolescent comme les autres, ou presque...
Anticonformiste et rétif à l'autorité, il est plus prompt à se faire des ennemis que des amis. Mais, surtout, il se sent à l'étroit dans la société londonienne.
Poussé par l'amour, la haine et l'ambition, il est prêt à tout pour trouver l'endroit où sa destinée pourra s'accomplir : le Pays de Nulle Part...

Même le plus terrible des méchants a un passé...






J'ai ensuite lu Dylan Dubois, de Martine Pouchain qui me faisait très, très envie, et qui ne m'a pas déçu du tout. J'ai eut un véritable coup de cœur pour ce roman que j'ai lu d'une traite.


Dylan Dubois, de Martine Pouchain

Résumé :

Après un an en foyer, Dylan, un garçon de 16 ans tendre et solitaire, rentre chez lui… où une surprise l’attend : son père a trouvé une remplaçante à sa mère, partie trois ans plus tôt.
A priori, Dylan n’a rien contre Cynthia, sa séduisante belle-mère. Sauf quand elle met son chien Rusty dehors « parce qu’elle ne supporte pas son odeur ». Et puis, Dylan ne comprend pas pour- quoi c’est elle qui fait la pluie et le beau temps dans la maison alors qu’elle passe ses soirées à se faire draguer dans les bars. Il ne comprend pas non plus pourquoi son père mute caniche dès qu’elle le siffle… Mais le pire, c’est quand il finit par comprendre. Cynthia n’est pas seulement une belle-mère désagréable et égoïste : c’est une veuve noire, une machine à diviser, à manipuler et démolir les autres. Là, il n’a plus qu’une issue : se tirer avec Rusty, direction la forêt, le seul endroit où il se sent en sécurité, pour aller voir si ailleurs a plus de sens qu’ici.


Chronique ici

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

A vrai dire, j'ai terminé de lire Dylan Dubois, tard (très tard) hier soir et je n'ai encore rien commencé de nouveau. 

3-Que vais-je lire ensuite ?


samedi 20 février 2016

Zoom sur #1 : Raymond E.Feist



Je viens de terminer la légion de la terreur ce qui me donne envie de vous parler de cet auteur que je suis depuis un certain nombre d'années maintenant. J'en profite pour lancer cette catégorie qui me permettra de parler d'auteurs, de séries ou d'univers qui me plaisent et que j'aimerais vous faire découvrir.


La particularité de Feist est de ne jamais avoir changé d'univers en plus de 30 ans d'écriture ( Enfin, si, il y a eut une petite digression en 1988 avec Faërie, un roman fantastique tout simplement génial). J'ai longtemps cru que l'histoire ne se terminerait jamais. Malheureusement même les meilleures choses ont une fin, et le dernier tome de la série est sorti en 2013. Snif ! Bon, il me reste encore 4 tomes à lire et quelques hors série. Et après, je n'aurais qu'à tout relire.

 

L'auteur :


Raymond E.Feist est né en 1956 aux USA. Il fit des études d'art à l'université de Californie. C'est pendant ses années universitaires qu'il pose les premières briques de son univers en créant avec des amis un jeu de rôle qui prend place sur Midkémia,  et Kelewan, deux mondes inspirés respectivement du moyen-âge et du Japon féodal. Parallèlement, il commença à imaginer l'histoire d'un jeune garçon destiné à devenir magicien.  Deux ans après, Pug était né et, avec lui, le premier tome des chroniques de Krondor : le magicien.





 La saga :

Les aventures de Pug et de ses amis commencent en 1982 avec le magicien, premier tome de la série la guerre de la faille, aussi appelé Chronique de Krondor. 30 ans plus tard, la saga compte une trentaine de romans, repartis en 10 séries ( parfois écrite en collaboration avec d'autres auteurs, je reviendrais notamment sur la trilogie de l'empire écrite en collaboration avec  Janny Wurts ). On suit la vie des habitants de Midkémia et plus particulièrement du
royaume des Isles ( même  si c'est de moins en moins vrai au fil des tomes) sur plusieurs générations.
Ce petit royaume va connaître de nombreuses invasions, par des habitants d'autres mondes, voir d'autres dimensions. Ces "flux" entre les mondes et les dimensions sont, à mon sens la principale originalité de ce (ces) roman de Fantasy. Il faut savoir que les avis divergent beaucoup sur l'œuvre de Feist, les critiques allant d’exceptionnel à nul. Bon, accordons-nous bien là-dessus, je pense que ceux qui disent que c'est nul sont de mauvaise fois. On peut ne pas apprécier ce genre, mais de là à dire que c'est nul... Enfin, passons. La principale critique faite à Feist, c'est d'écrire des romans un peu trop commerciaux, avec de la magie, des races extraordinaires ( des dragons, des nains, des elfes, des trolls), des batailles... À ça, j'aurais deux choses à dire. Premièrement, et alors ? Si c'est bien fait, où est le problème ? Deuxièmement, si c'est vrai que les premiers tomes sont assez classiques ( ce qui ne veut pas dire qu'ils sont mauvais, bien au contraire), la suite se complexifie au fur et à mesure que les pouvoirs de Pug évoluent et avec eux sa perception du monde ( ou plutôt des mondes) qui l'entourent.  L'univers créé par Feist est sans doute le plus vaste et le plus complexe que j'ai rencontré à travers mes lectures. Chaque série amène des nouveaux éléments, voir change radicalement ce que croyions savoir de cet univers. Il faut dire qu'en trente ans, l'auteur a dû avoir le temps d'y réfléchir.Donc, petit conseil, ce qui ont soif de réflexions métaphysiques, accrochez-vous, ça vaut le coup. 
 

Les personnages :


Pug est sans doute le personnage principal, car comme je l'ai dit plus tôt, c'est un peu par ses yeux qu'on découvre l'univers. Il est surtout l'un des seuls à rester du début jusqu'à la fin, et est condamné à voir mourir tout ceux auxquels il tient. Mais paradoxalement, s'il est le personnage principal de la saga, chaque série à ses propres personnages principaux, et à part la première, ce n'est jamais lui. 

Personnellement, j'ai évolué un peu de la même façon que Pug dans mon rapport avec les personnages. Je me suis énormément attaché aux personnages du début (Jimmy les mains vives aura toujours une place privilégiée dans mon cœur). Puis, au fur et à mesure qu'ils disparaissaient et étaient remplacés par des nouveaux, j'ai pris plus du recul. Je trouve de l'intérêt dans leurs aventures, mais je sais qu'au tome suivant, voir au chapitre suivant ( Feist n'hésite pas à tuer ses personnages), ils seront morts ou vieux et impotents, donc je m'attache moins à eux. L'histoire étant devenu dans le même temps plus complexe, la transition s’est plutôt bien passée. Les événements ayant maintenant des répercussions sur plusieurs mondes et plus seulement sur le royaume des Isles, il est normal de moins s'intéresser au sort individuel des personnages.

Chronologie :

Un petit défaut de cette saga est que ce n'est marqué nulle part sur les livres que les séries appartiennent à quelques choses de plus grand, et qu'il vaut mieux avoir lu les tomes précédents pour tout comprendre et surtout pour apprécier le livre à sa juste valeur ( si quelqu'un de Bragelonne passe par là ). Voici donc l'ordre chronologique des séries de Feist.

LES CHRONIQUES DE KRONDOR (aussi appelées La Guerre de la faille)
Tome 1 : Magicien
Tome 2 : Silverthorn
Tome 3 : Ténèbres sur Sethanon

LE LEGS DE LA FAILLE
Tome 1 : Krondor : La Trahison
Tome 2 : Krondor : Les Assassins
Tome 3 : Krondor : La Larme des dieux

LES NOUVELLES CHRONIQUES DE KRONDOR (aussi appelées L'Entre-deux-Guerres)
Tome 1 : Prince de sang
Tome 2 : Le Boucanier du roi

LA GUERRE DES SERPENTS
Tome 1 : L'Ombre d'une reine noire
Tome 2 : L'Ascension d'un prince marchand
Tome 3 : La Rage d'un roi démon
Tome 4 : Les Fragments d'une couronne brisée

LE CONCLAVE DES OMBRES
Tome 1 : Serre du faucon argenté
Tome 2 : Le Roi des renards
Tome 3 : Le Retour du banni

LA GUERRE DES TÉNÈBRES
Tome 1 : Les Faucons de la nuit
Tome 2 : La Dimension des ombres
Tome 3 : La Folie du dieu noir

LA GUERRE DES DÉMONS
Tome 1 : La Légion de la terreur ( j'en suis là )
Tome 2 : La Porte de l'enfer

LA GUERRE DU CHAOS
Tome 1  :un royaume assiégé
Tome 2 : une couronne en péril
Tome 3 : la fin du magicien

 
 Je mets à part la trilogie de l'empire, que Feist à coécrit avec Janny Wurts. Chronologiquement, il
se passe en même temps que la guerre de la faille, mais sur Kelewan, mais il y a très peu de référence à ce qui se passe sur Midkémia et il peut être lu de manière totalement indépendante. C'est vraiment une trilogie à part qui mériterait sa propre critique. Pour ma part, je l'ai trouvé encore plus intéressante que le reste de l'œuvre de Feist. Beaucoup plus féminine aussi parce qu'il faut l'avouer, l'œuvre de Feist est plutôt masculine et manque un peu de personnages féminins. Cette trilogie prend place dans un univers inspiré du Japon médiéval, donc dans une société très différente du modèle anglo-saxon surutilisé en Fantasy, avec des codes sociaux radicalement opposés. L'histoire raconte l'élévation sociale d'une jeune fille obligée de prendre la tête de son clan après que son père et son frère se soient fait assassiner. L'évolution de ce personnage dans une société profondément patriarcale est vraiment passionnante, et l'univers est un vrai dépaysement. Vraiment, c'est une œuvre que je conseille.



LA TRILOGIE DE L'EMPIRE - Co-écrit avec Janny Wurts
Tome 1 : Fille de l'empire
Tome 2 : Pair de l'empire
Tome 3 : Maîtresse de l'empire






nb : Vous êtes auteur(e), et vous aimeriez que je parle de vous dans cette rubrique ? N'hésitez pas à me contacter, j'aimerais beaucoup insérer des interviews d'auteurs et de professionnels du livre sur mon blog.

jeudi 18 février 2016

C'est officiel, mon premier roman sortira chez Nats Editions





 Ça y est, un peu plus d'un an après avoir envoyé avec émotion mon premier manuscrit tenter sa chance dans le monde impitoyable de l'édition, j'ai enfin signé mon contrat d'édition. À compte d'éditeur, of course.  Cela fait un moment que je sais que mon roman va sortir chez Nats Editions  - l'éditrice m'avait donné une réponse positive au mois d’août, mais son calendrier éditorial était un peu chargé-, mais quand même, cela fait un petit quelque chose d'avoir signé le contrat. Cela rend les choses tout de suite plus officielles.

Un rêve qui se concrétise


Ce roman, c'est la concrétisation d'un rêve qui est né il y a fort longtemps. J'ai toujours voulu écrire des livres. Petite, je faisais des séries de dessins et je demandais à mes parents de me servir de scribe pour le texte, et cette envie ne m'a jamais quitté. Plus qu'un loisir, c'est devenu un réel besoin. Et pouvoir la partager avec d'autres est la meilleure chose qui pouvait m'arriver. 


L'histoire du roman


L'histoire est née dans ma tête, il y a déjà des années. J'avais 14 ans et depuis toute petite, je m'inventais des histoires avant de m'endormir. Ces petits morceaux d'histoires naissaient chaque soir et disparaissaient presque aussi vite. Sauf avec Adi qui a refusé de tomber dans l'oubli, revenant jour après jour pour de nouvelles aventures. Malgré tout, son histoire n'était pas destinée à être écrite.

Parallèlement, je travaillais sur d'autres idées. J'ai écrit de nombreuses pages qui s'entassent maintenant dans mes tiroirs ( et dans mon disque dur), mais il manquait quelque chose, mes personnages n'étaient pas assez vivants, l'intrigue était plate... Bref, je n'étais pas satisfaite de ce que je faisais.
L'été où j'ai eu mon bac, j'ai décidé de prendre un tournant dans l'écriture. J'ai abandonné le projet sur lequel j'étais en train de travailler et qui ne menait à rien, et je me suis demandé, qu'est-ce que j'ai vraiment envie d'écrire ? Et l'évidence s’est imposée. Cette histoire qui grandissait dans ma tête depuis des années, il fallait que je la mette sur papier. Je me suis quand même posé des questions. Comme indiqué plus haut, cette histoire avait été imaginée juste pour moi. Est-ce qu'elle allait plaire aux autres ? Quel serait son public ? Allais-je réussir à rassembler les morceaux pour en faire une histoire qui tienne la route ? Et je me suis dit, "et puis merde ! Tentons le coup, on verra bien". C'est comme ça qu'un après-midi, j'ai mis mes appréhensions de côté et j'ai commencé la rédaction de l'apprentissage du sang.  Les mots sont venus tout seuls. J'ai travaillé de façon acharnée pendant ce qui me restait de vacance. Bon, après,  je suis entré en prépa ce qui a un peu freiné mes ardeurs. J'ai fini le premier jet l'été suivant.


Je l'ai réécrit entièrement pendant les six mois qui ont suivi mes concours. Les forums d'écriture et le soutien que j'y ai trouvé m'ont beaucoup aidé pendant cette étape. Je remercie les JE qui m'ont soutenu et sans qui mon roman n'aurait pas été le même. Sans vous, je n'en serais sans doute pas là. Tant qu'on en est aux remerciements, un grand merci également à mon petit frère, grande source d'inspiration et victime consentante depuis le premier jour de mes essais littéraires, et à vous qui entraient avec moi dans cette formidable aventure.

So excited !!!!!
Lien :
site de Nats Editions : http://www.nats-editions.com
forum des jeunes écrivains : http://jeunesecrivains.superforum.fr/portal

dimanche 14 février 2016

C'est lundi que lisez-vous ?






Je rappelle vite fait le principe de ce rendez-vous initié par Mallou et repris par Galleane. Le but est simple, se retrouver chaque semaine pou parler de nos lectures passées, en cours et à venir.

Il s'agit de répondre à ces trois questions :

1. Qu'ai-je lu dernièrement ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu'ai-je lu dernièrement ?


Cette semaine, j'ai terminé la théorie de la relativité que j'avais commencé le week-end dernier. J'ai découvert avec plaisir cette auteure que je ne connaissais pas. J'ai trouvé qu'elle traitait avec beaucoup de justesse un thème plutôt dur, les enfants des rues. 

La théorie de la relativité, Barbara Haworth-Attard

Résumé :

Le jour de ses seize ans, Dylan est mis à la porte par sa mère. Sans toit ni ressources, il apprend à vivre dans la rue... II y a des règles à apprendre, des codes à comprendre: comment faire la manche, où trouver les foyers, quels gangs éviter...Une solidarité le lie à ses compagnons d'infortunes: Ambre, Twitch, la blonde et innocente Jenna. Malgré ces amitiés occasionnelles, la vie dans la rue est une longue descente aux Enfers pour Dylan, ponctuée de trahisons, de violences et de trafics. Mais quand s'arrêtera donc ce cauchemar ?

Chronique ici





2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

Ensuite, j'ai continué Feist, que j'ai presque terminé, mais je n'ai pas pu m’empêcher de commencer les terribles aventures du futur capitaine crochet qui me faisait de l’œil sur ma table de nuit. 


La Guerre des démons, Tome 1 : La légion de la terreur par FeistLa guerre des démons, tome 1, La légion de la terreur, Raymond E.Feist

Résumé :

À l’autre bout de l’univers, un peuple est harcelé par une horde de démons terrifiants. Le monde des Taredhels était autrefois un vaste empire. Désormais, il n’est plus que ruine et cauchemar. Seul un espoir subsiste : une planète ancrée dans l’histoire de leurs lointaines origines… Convaincus que Midkemia est cette planète, les Taredhels souhaitent la reconquérir. Pug et les membres du Conclave s’apprêtent à affronter l’invasion de ces elfes impitoyables. Mais très vite ils s’aperçoivent que la menace ne vient pas des Taredhels mais de la légion démoniaque qui les poursuit…






Les terribles aventures du futur Capitaine Crochet par HartLes terribles aventures du futur capitaine crochet, James V.Hart

Résumé :

Avant de devenir le terrible Capitaine Crochet, James était un adolescent comme les autres, ou presque...
Anticonformiste et rétif à l'autorité, il est plus prompt à se faire des ennemis que des amis. Mais, surtout, il se sent à l'étroit dans la société londonienne.
Poussé par l'amour, la haine et l'ambition, il est prêt à tout pour trouver l'endroit où sa destinée pourra s'accomplir : le Pays de Nulle Part...

Même le plus terrible des méchants a un passé...






3-Que vais-je lire ensuite ?

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vendredi 12 février 2016

La théorie de la relativité



couverture

La théorie de la relativité -Barbara Haworth-Attard - 4/5

Editions Thierry Magnier

Roman Jeunesse










  

Rassurez-vous, malgré le titre trompeur, ce n'est pas d'un obscur traité sur les théories d'Einstein dont je vais vous parler, mais bien d'un roman jeunesse.
Dylan vit dans la rue et il a une théorie, une personne sur quatre lui donne de l'argent. Et comme toutes les bonnes théories, il faut la vérifier. Cela tombe bien, Dylan n'a que ça à faire depuis que sa mère l'a mis à la porte le jour de son seizième anniversaire.
Des théories comme ça, Dylan en a un paquet. Comme Einstein dont il découvre la bibliographie à la bibliothèque en essayant d'échapper au froid, son esprit est continuellement en mouvement. Malheureusement cela ne suffit pas pour survivre dans l'enfer de la rue. Dylan n'est pas le seul adolescent à vivre dehors. Dans la rue, il y a aussi Ambre, la belle et douce Jenna dont il est amoureux ou encore Twitch, un jeune garçon drogué et illettré à la fragilité attachante.
Mon avis :

Résultat de recherche d'images pour "remi sans famille"J'ai beaucoup aimé ce roman. L'auteur évoque de façon très juste une dure réalité, dont on parle finalement assez peu dans la littérature jeunesse : les enfants des rues. Oh bien sûr, tout le monde a entendu parler du petit Rémi, de sans famille ou du jeune Oliver Twist, de Dickens, mais on oublie facilement que cela existe encore, et parfois beaucoup plus près de chez nous qu’on l'imagine. D'après l'UNICEF, 120 millions d'enfants vivent dans les rues. En France, ils sont 40000 à être livrés à eux-mêmes. La plupart ont fui un contexte familial difficile, d'autres comme Dylan ont été mis à la porte. Mais je m'égare. Dans la théorie de la relativité, Barbara H-A nous décrit sans fausse pudeur la difficulté de la vie de ces jeunes livrés à eux-mêmes. Où plutôt de la survie, car quand on est à la rue, on ne vit pas, on survit. Résultat de recherche d'images pour "oliver twist"La force de ce livre réside dans la froide simplicité avec lesquels l'auteur aborde les problèmes auxquelles sont confrontés ces enfants : la faim, le froid, la solitude, la drogue qui aide à oublier, mais rend complètement dépendant, ou encore la prostitution, l'inceste, les gangs de rue qui essayent d'instaurer leur loi. Malgré tout, ces gosses ont un courage et une rage de vivre qui force le respect. Rare sont les fois où ils se plaignent de leur sort. Ils surmontent les épreuves ensembles.



Résultat de recherche d'images pour "enfant des rues"C'est le deuxième gros point fort de ce roman, ces personnages. J'ai tendance à trouver les personnages de roman pour ado un peu fade, un peu stéréotypé, mais pas là. Ce sont des vrais ados, avec leurs contradictions, leur passé, souvent douloureux, mais toujours évoqué avec énormément de pudeur, leurs défauts aussi. Aidé par la narration à la première personne, on s'attache tout de suite à Dylan, un garçon intelligent, peut-être un peu trop, fier aussi, indubitablement trop pour son propre bien. Ses compagnons d'infortune ne sont pas en reste. De fortes personnalités, très différentes, avec comme seuls points communs des blessures, parfois visibles, des fois, non. Les adolescents, qui sont la cible de ce livre, ne pourront pas rester indifférents au sort de ces jeunes qui leur ressemble, et que le hasard de la vie a jeté sur le trottoir.

L'écriture est fluide et rythmée ce qui ne gâche rien. Bref, je vous recommande vivement ce livre.
En bonus, une petite vidéo sur une expérience réalisée en Suède. Je l'ai trouvée très bien faite, et cela fait un moment que je me demande où la placer.
 Et vous, auriez-vous prêter votre manteau ?


Ps : si le sujet des enfants des rues vous intéresse, vous pouvez faire un tour ici pour avoir les chiffres, ou encore ici pour leur donner un petit coup de pouce.